AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
zanzibar
Maître


Nombre de messages : 876
Age : 61
Localisation : Montreuil sur Gliese
Date d'inscription : 29/04/2008

MessageSujet: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Mer 30 Mai - 15:34

Une amie m'a appelé pour me dire que ce week end Le Figaro, dans son supplément " Le Figaro magazine" 50 pages étaient consacrées au Brésil. J'ai réussi à me le procurer et je dois dire je n'ai pas été déçu du voyage. J'imagine la vision du même pays par "L'Humanité Dimanche". Chacun a le voyage de sa classe sociale. En même temps c'est très bien fait car il y a toujours à apprendre de la vision des autres avec de très belles photos et des reportages très bien écrits et documentés mais aux thèmes surement choisis par la direction du journal .

Et puis contrairement à ce que je pouvais craindre, il y avait aussi des données sur l'évolution de la société brésilienne.
En tout cas je vois l'équivalent réalisé par le supplément magazine de "Folha de Sao Paulo" ou " O Estadio de Sao Paulo". Désolé mais je me rend compte que je ne connais pas les équivalents à Rio, Brasilia, Bahia, Recife.........
Donc pour la France vue du Brésil ça donnerait : la Tour Eiffel, une promenade sur les Champs Elysées avec détour aux Galeries Lafayette, un petit tour dans les cités difficiles pour montrer que chacun a son type de favelas,quelques larmes sur notre économie qui fait du sur place, un reportage sur Alain Resnais, une interview de Chico Buarque dans son appartement de l'Ile de la cité, une garden party à Saint Tropez et un itinéraire caché au coeur des châteaux du Val de Loire ( Chacun son Amazonie).

Qu'avons nous à retenir de ce pays nouveau phare de la planète :

D'abord, rétablissons un fait : Quel est la cause de ce superbe reportage ?

" Le 20 juin prochain s'ouvrira à Rio le sommet mondial du développement durable. Le Figaro magazine vous entraine à la découverte d'une ville en pleine ébullition et d'un pays qui réinvente sans cesse l'avenir".

Je pense qu'avec ce titre ils se sont complètement dédouanés du sujet et enfin on peut passer aux choses sérieuses. C'est quoi le Brésil qui fait rêver tout en collant un peu auprès de son "actualité sociale et économique".
D'abord heureusement que ce sommet ne s'est pas ouvert à Sao Paulo, car sinon pas de reportage car comme le dit Gilles Lapouge dans son éditorial
" Les français n'aiment pas Sao Paulo, trouvent cette ville laide."
Après il nous dit des choses intelligentes mais le reportage lui se contente de nous montrer des footballeurs sur l'autoroute urbaine fermée de Sao Paulo à Minhocao pour matérialiser cette ville.
Car Rio est l'unique capitale du pays, le reportage fait presque tout pour nous le montrer. Enfin ce n'est pas si injuste, car les paulistanos après cette lecture seront un peu plus modestes en voyant qu'ils ne sont pas la seule locomotive qui entraine le pays vu de l'extérieur.

Donc si vous avez un moment lisez le car vous pourrez voir en pleine page un mariage de la haute société à "La suite".
Faire connaissance avec le Major Priscilla, ange gardien des favelas
Connaitre ces Pariocas qui séduisent Rio. Heureusement que l'on sait faire du pain car sinon je crains que l'on aurait rien d'autre à leur vendre. Si ils se lancent aussi dans le foie gras et j'apprends que les ventes de Champagne on été multipliées par 4. Non je suis de mauvaise foi, une française a lancé une ligne de maillots de bains et Nicolas Krassik peut s'imposer dans le Samba.
Faut se méfier car dans quelques années, ce seront les brésiliens qui nous donneront des cours pour fabriquer nos baguettes.
Pour Sao Paulo, nous découvrons Humberto et Fernando Campana deux designers stars. Pour réunir riches et pauvres, une de leur belles créations le fauteuil " Favela" composé de morceaux de bois. Superbe, mais je crains que le prix non indiqué le destine uniquement à des familles aisées, à moins que Casa de Bahia s'attache leurs services.

Chacun ses préférences mais mon article star restera :
"Le pays ou la fête n'a pas de prix "
Ou je dirais plutôt où il en a un car on peut y lire que dans la haute société brésilienne, un mariage coûte six cents euros par invité. Pour la classe moyenne ce n'est que 200.
Sinon ce n'est pas inintéressant car j'ai été effaré en assistant à un anniversaire d'un enfant de 7 ans ou j'étais invité par le luxe de la cérémonie en comparant avec la France de mon milieu social .
Et puis ça m'a permis de me souvenir d'un évènement où j'ai été partagé entre fascination et mal à l'aise. Etre convié à un mariage à la Confeitaria Colombo de Rio. Je me demande si ils sont encore entrain de payer le crédit du fait des frais engagés ou si ils l'ont réalisé sur leur fortune personnelle. Sinon puisque j'aime aussi les clichés, restera toujours présente la gentillesse de la majorité des brésiliens présents ce jour là qui avaient tout fait pour que je sois intégré alors que je ne parlais à l'époque que trois mots de portugais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
charles
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 3202
Date d'inscription : 06/11/2006

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Mer 30 Mai - 16:08

Oui, je l'ai feuilleté rapidos en kiosque, me suis demandé si j'allais l'acheter quand j'ai vu qu'il y avait un texte de Gilles Lapouge ( écrit pour le supplément ? )
Puis je me suis dis, je vais quand même pas acheter le Figaro, non ?! Lol

En te lisant, je crois que j'ai bien fait. Rolling Eyes Je suis assez fatigué en fait de ce genre de suppléments et hors-séries, où on apprend finalement pas grand-chose.
Je crains que d'ici 2014 et 2016 on va en manger des quantités ( sans parler des reportages télés ) !
Le Brésil devient un véritable "marronnier" journalistique ! Rolling Eyes

Je préfère lire l'excellent site que tu avais conseillé ici, Vision Brésil
Cool
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zanzibar
Maître


Nombre de messages : 876
Age : 61
Localisation : Montreuil sur Gliese
Date d'inscription : 29/04/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Mer 30 Mai - 17:00

Charles, pour "Vision Brésil" ils utiliseront ses services dans un spécial "Le Monde", "Telerama" ou "Nouvel Observateur". Comme d'habitude le numéro du mois est passionnant car il exploite les statistiques du recensement brésilien qui s'est fait en 2010.
Mais chacun ses centres d'intérêt et la journaliste brésilienne Lamia Oualadou a fait un article passionnant du fait de la futilité du sujet. J'essaierais de joindre une image de l'article si j'y arrive.
D'abord on y apprend que le mariage n'est pas du tout l'institution que l'on croit. Le concubinage y a là bas a la même valeur juridique que le mariage.
Rigolo pour un pays très catholique, quand on voit que dans un pays très laic comme la France on se pose la question de savoir si l'ouverture du mariage aux homosexuel(les) ne va pas destabiliser notre société.
Et attention pour notre avenir ( Cannes n'a qu'à bien se tenir), ils en sont à la deuxième édition du "Wedding Awards". Faire de son mariage une superproduction. Par chance le Champagne français y a sa place.



Il y a même une nouvelle émission "Une pluie de grains de riz" qui s'intéresse au marché.

Tiens je vais créer une agence de voyages. Plutôt que se prendre un coup de pistolet dans une favela, ou être piqués par de sympathiques moustiques en Amazonie, pour un supplément de 1500 euros, les lecteurs du Figaro ( et autres, pour l'argent je deviens brésilien, je ne suis pas sectaire Very Happy ) , les inscrits pourront assiter à un mariage de riches. Je suis convaincu qu'ils sont les plus forts question ambiance.
Maintenant me reste à dénicher les vidéos les plus folles sur le sujet pour attirer le client, non l'hôte Very Happy .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zanzibar
Maître


Nombre de messages : 876
Age : 61
Localisation : Montreuil sur Gliese
Date d'inscription : 29/04/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Mer 30 Mai - 17:17

Si j'ai déjà une vidéo. Mais là la participation était de 2000 euros du fait de la profusion de fleurs et de la possibilité de faire un petit tour dans la Rolls. Je ne comprends pas pourquoi ils ont choisi une interprétation musicale en langue anglaise par contre.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Boebis
Habitué
avatar

Nombre de messages : 190
Date d'inscription : 20/09/2010

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Ven 1 Juin - 0:58

Ca a l'air intéressant quand même... je ne sais plus quel hebdo avait fait également un hors série sur le Brésil avec une magnifique photo de la magnifique Adriana Lima en couverture.

Et aujourd'hui en passant à la bibliothèque je suis tombé sur un numéro de Questios internationales sur le Brésil à priori c'est le dernier numéro qu'on trouve parfois en kiosque. Vu la qualité de la revue, ça ne peut être qu'hautement recommandable.



Sommaire:
Ouverture. Brésil : le présent du futur (Serge Sur)
Territoire et ressources
Un enracinement démocratique continu (Frédéric Louault)
Un développement économique et social sans précédent (Pedro C. Chadarevian)
Le pays de l’attente (Laurent Vidal)
Un nouvel acteur global : entretien avec Alain Rouquié
La quête du statut de grande puissance (Élodie Brun)
De Lula à Dilma : le Brésil du parti des travailleurs est-il vert ? (François-Michel Le Tourneau)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bonjoursamba.tumblr.com/
Silvio
Grand maître
avatar

Nombre de messages : 6562
Age : 57
Localisation : Mexico - Mexique
Date d'inscription : 21/09/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Dim 18 Aoû - 19:33

En 2012
en pleine euphorie économique
au Brésil
et en pleine dèche en Europe
le pays
attirait plus de 10 000 Français
par an.
Shocked 


Trois témoignages
Trois histoires.

Prêts pour le grand saut?
mrgreen 

Cartola
Preciso me encontrar (1976)
http://www.youtube.com/watch?v=LKz184VnmK4

Deixe-me ir
Preciso andar
Vou por aí a procurar
Rir prá não chorar
Deixe-me ir
Preciso andar
Vou por aí a procurar
Rir prá não chorar...


Laisse-moi partir
J'ai besoin de marcher
Je pars pour me chercher
Rire pour ne pas pleurer
Laisse-moi partir
J'ai besoin de marcher
Je pars pour me chercher
Rire pour ne pas pleurer

Anticrise: Ils partent au Brésil - part 1
http://www.youtube.com/watch?v=CgAk8owAq10

Anticrise: Ils partent au Brésil - part 2
http://www.youtube.com/watch?v=e-rmE8pEGHM

Anticrise: Ils partent au Brésil - part 3
http://www.youtube.com/watch?v=6n_w15lnYus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zanzibar
Maître


Nombre de messages : 876
Age : 61
Localisation : Montreuil sur Gliese
Date d'inscription : 29/04/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Dim 18 Aoû - 22:28

Silvio, je n'ai pour le moment regardé que deux minutes. Je crois qu'après ce que je viens d'entendre et de voir tout le monde peut devenir journaliste. Pas besoin de vérifier, on peut raconter n'importe quoi.
Il y a un site qui s'appelle "Expat blog", que je lis depuis mon premier séjour à Sao Paulo et qui rétablit beaucoup de vérités.

Oui il y a beaucoup de français qui vont au Brésil, mais ils ont presque tous un contrat de travail pour y aller. Pourquoi : parce que beaucoup d'entreprises hexagonales ont des filiales là bas.

Moi j'attends d'abord de connaitre ce gentil français qui arrive au Brésil avec un aller simple et qui ne se fait pas refouler par la police des frontières. Je signale que mon ami m'a indiqué que sur l'entrée dans son pays, elle avait plus de pouvoirs que la présidente elle même. Le Brésil est tout sauf une passoire, tout est codifié, même si c'est derrière un sourire.

A suivre
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Silvio
Grand maître
avatar

Nombre de messages : 6562
Age : 57
Localisation : Mexico - Mexique
Date d'inscription : 21/09/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Lun 19 Aoû - 1:23

zanzibar,
loin de moi de vouloir prétendre à la rigueur scientifique
ou à la valeur informative de ce reportage...
Quant à la vérité en tant que telle
je la cherche encore...

Ce documentaire traduit seulement un fait de société
largement perceptible, une tendance accrue à la mobilité,
crise économique oblige, notamment chez les jeunes.

Je suis bien placé pour savoir le nombre de CV
que je reçois ici au Mexique de jeunes français
qui cherchent à faire des stages ou à trouver un job...

Au Brésil, les formes d'entrée et d'obtention d'un visa
sont nombreuses, en tant qu'expatrié ou détaché,
c'est vrai, mais aussi pour des stages, ou des périodes
de mobilité universitaire, sans parler du visa de résident
permanent,par exemple  pour les conjoints de Brésiliens,
certains investisseurs prêts à engager des capitaux,
ou encore pour ceux qui envisagent d'y passer leur retraite.

Bien entendu la forme d'entrée la plus courante est celle de touriste.
Pour un français il n'y a pas besoin de visa et on peut rester 90 jours
sur place si je me souviens bien, ce qui semble être le cas de Lucas
qu'on voit dans le reportage: il s'est donné ce laps de temps pour y
trouver un job, le pari est risqué mais ne semble pas impossible,
et je pense que dans ce cas il peut régulariser sa situation sur place.

Par ailleurs, même si on n'en parle pas; il ne faut pas sous-estimer
le nombre d'immigrés clandestins, y compris des Français,
qui vivotent probablement  là-bas à leurs risques et périls...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zanzibar
Maître


Nombre de messages : 876
Age : 61
Localisation : Montreuil sur Gliese
Date d'inscription : 29/04/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Lun 19 Aoû - 2:23

Silvio, d'abord un immense merci pour ce reportage que j'ai regardé en entier. D'abord ce qui et primordial, c'est de regarder ce que l'on présente puis de le confronter à la réalité des faits.
Et désolé si je ne sais pas ce qu'est un accord de musique, j'ai des bases économiques sérieuses et d'un pays que je ne connaissais que par quelques cartes postales et de la musique, j'en connais certaines réalités miantenant.
Donc ce reportage o passe du n'importe quoi à du plus sérieux. Imaginons nous un brésilien venant prendre un poste à responsabilité en France avec le Lonely Planet et une vague méthode de langue ? Certes sérieux il avait le costume très apprécié au Brésil dans le cadre des affaires et non la tenue de plage.
Ce pauvre français habitait Levallois ( une des villes les plus chères de France), il a fait un voyage au Chili et au Pérou. En quoi ceci lui permettait-il de connaitre les réalités du Brésil ?
Nous apprenons tout de même que cette " tête en l'air" a pris quelques contacts professionnels. Une fois sur place il se rend compte qu'il faut parler portugais sérieusement ( 30 € de l'heure). Pour une personne qui avait vendu son scooter pour payer le billet d'avion je ne comprends pas où il a trouvé ce complément pour cette dépense. Et s'exprimer correctement en portugais avec moins de 100 heures de formation je ne vois pas comment il peut le réaliser.
Je rappelle que le Brésil est plein d'étudiants formés dans d'excellentes universités et comme souvent ils viennent de famille riches. Ils ont souvent fait des stages aux Etats Unis.
Après plus réaliste nous voyons que son contact est aussi francophone et qu'il voit bien qu'il y a un problème de langue et qu'il va falloir qu'il travaille dur ce point là.
Alors la partie à mourir de rire si l'on peut dire c'est l'appartement de 220 m2, partagé entre plusieurs personnes et présenté comme un appartement moyen. Non mais de qui se moque t'on? C'est 2 à 3 % des paulistanos qui peuvent se le permettent.
Donc notre "winner", est d'abord un chercheur d'emploi ou éventuellement de stage et vivre de façon autonome à Sao Paulo est absolument impossible.
Moi aussi si je suis brésilien et ami de Chico Buarque je peux vivre aussi au centre de Paris.
Quand on connait les conditions de location au Brésil, elles sont terriblement favorables aux propriétaires, avec une durée d'engagement très importantes.
La partie la plus intéressante à mes yeux est la dernière car elle montre comment on peut échouer. Car nous voyons une  française confrontée aux réalités des brésiliens et là on voit la dure concurrence. Les salaires basiques sont très faibles, en progrès sur le passé mais rien pour faire rêver.
Oui on peut réussir au Brésil mais souvent avec un réseau. Et ceci souvent dans un cadre très franco français.
Je rappellerais à toutes fins utiles qu'un conjoint français d'expatrié ne peut obtenir un permis de travail;
Oui on peut venir avec de l'argent comme investisseur mais il faut s'engager à créer des emplois après et ceci n'est pas donné à la première personne venue. Surement pas à un "pauvre étudiant".
Donc sans préparation sérieuse pas d'avenir. Le Brésil n'est qu'un miroir aux alouettes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Silvio
Grand maître
avatar

Nombre de messages : 6562
Age : 57
Localisation : Mexico - Mexique
Date d'inscription : 21/09/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Lun 19 Aoû - 5:20

C'est tout le mérite de ce reportage
avec ses insuffisances
et ses à-peu-près
de faire réfléchir aux risques du départ
et à la nécessité en effet de le préparer
sérieusement, d'avoir un vrai projet,
certainement une qualification
et d'apprendre la langue du pays.

Merci à toi zanzibar
de nous permettre
d'aborder de tels sujets
sereinement
ou comme le dit le Forum
"pour bavarder tranquillement sur divers sujets".
Rolling Eyes 

Rien ne coûte d'espérer
et d'avoir envie d'évoluer
et même de tenter sa chance
pourquoi pas au Brésil?

Il y en a tant qui partent à Londres, à Dublin, au Canada, en Chine...
et j'aurais bien des exemples à citer de brillantes réussites
de Français définitivement installés au Brésil ou ailleurs
qui d'une façon ou d'une autre
y ont fait leur chemin.

Faut-il un réseau pour réussir?
Bien évidemment c'est un plus
et même une règle aujourd'hui
si on veut mettre toutes les chances
de son côté.
Réseau de copains,
réseau d'anciens élèves,
réseau professionnel,
réseau social sur le net,
- que sais-je encore -
c'est plus que conseillé.
en France aussi
et a fortiori
si on veut partir.

En voilà trois bien connus
qui font leur beurre
fondant
sous le soleil de Rio
dans un filon inépuisable
Lol 

Olivier Anquier, naturalisé brésilien en 2007, il était initialement parti au Brésil pour y passer trois mois de vacances en 1979...
http://www.youtube.com/watch?v=KwFu1brwVQA

Emmanuel Bassoleil
http://www.youtube.com/watch?v=5ngyJBoTDLQ

Claude Troisgros arrivé au Brésil en 1979 et qui ne l'a jamais plus quitté depuis lors...
Dans son cas, son accent à couper au couteau, c'est le cas de le dire, est peut-tre un plus?
http://www.youtube.com/watch?v=z9wDwG3zJKg


Je te trouve bien sévère
avec ce pauvre Lucas
qui n'en demandait pas tant
et au-delà de son cas personnel
je le trouve assez représentatif
des générations d'aujourd'hui
qui tentent leur chance
vaille que vaille.

Après tout, que risque-t-il
sinon de rentrer à Levallois
chez papa maman
au bout de trois mois?
C'est exactement ce qui m'est arrivé
lorsque je suis parti à 24 ans au Brésil
pour la première fois
et je n'en suis pas mort pour autant.
Faut-il pour autant décourager
Billancourt?

S'il restreint sa recherche d'emploi
aux entreprises françaises
ou franco-brésiliennes
cela me parait pragmatique
et plutôt un réflexe de bon sens
dans sa situation.

Il se fait héberger par le copain
d'un copain dans un appart de 200m2?
Là aussi c'est plutôt malin
de sa part!
Ces appartements sont légion au Brésil
- je ne dis pas que tout le monde a les moyens d'y habiter
ni ne porte de jugement de valeur sur le fait d'en habiter un -
mais c'est une taille très fréquente
tant pour les appartements
que pour les maisons
et j'en ai vu souvent
dont le confort et le luxe
dépassent toute imagination.
il suffit d'aller sur les sites web
des agences immobilières
par exemple VivaReal
pour se rendre compte
que là-bas tout est plus grand
la misère
comme la richesse
http://www.vivareal.com.br/

Cool 

Je suis d'ailleurs persuadé
que Lucas
s'il est sympa
sera bien accueilli
par la majorité des Brésiliens
- d'autant plus s'il réussit -
car ils apprécient la diversité
les différences et tous les signes
d'une réussite professionnelle
porteuse d'espoirs pour tous.

Les Brésiliens sont plus
naturellement enclins
à l'admiration
me semble-t-il
qu'à l'envie,
et cette curiosité
positive
cette générosité
je ne l'ai rencontrée
nulle part ailleurs
sans même parler
de mon propre pays...
que j'aime pourtant
plus que tout
et qui m'a tant apporté.

Bien sûr on ne peut pas faire d'un cas
une généralité ou un exemple
- ce n'est d'ailleurs pas le propos -
mais je préfère positiver
et ne voir que le bon côté
de son aventure
et lui souhaiter bonne chance!

Je connais aussi nombre d'anciens collègues
français qui passent leur retraite au Brésil
à Florianopolis, à Guarujá, à Parati, à Recife,
en ayant préparé sérieusement leur projet
et aux dernières nouvelles ils y sont encore
pas si malheureux de leur choix je crois.




Je m'y prépare aussi à moyen terme
- dans ma tête pour l'instant -
car il faut de l'entrainement
et suffisamment d'argent
Very Happy 
et si vous êtes bien gentils avec moi
nous boirons ensemble des tas
de caipirihas
le moment venu
sur la varanda.
da minha casa
.





Paysage

La terre est rouge
Le ciel est bleu
La végétation est d’un vert foncé
Ce paysage est cruel dur triste malgré la variété infinie
des formes végétatives
Malgré la grâce penchée des palmiers et les bouquets
éclatants des grands arbres en fleurs fleurs de carême

Blaise Cendrars, Feuilles de route, 1924


PAISAGEM

A terra é vermelha
O céu é azul
A vegetação é de um verde escuro
Essa paisagem é cruel dura triste não obstante a variedade infinita de formas vegetativas
Não obstante a graça inclinada das palmeiras e os ramos fabulosos das grandes árvores em flores flores de quaresma.

(traduction de Patrícia Galvão, a Pagu, 1956)


Dernière édition par Silvio le Sam 24 Aoû - 5:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zanzibar
Maître


Nombre de messages : 876
Age : 61
Localisation : Montreuil sur Gliese
Date d'inscription : 29/04/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Lun 19 Aoû - 12:06

En tout cas pour moi, Silvio, avec ce reportage tu a fait le sujet de l'été. En plus il ne se chante pas.
Non, non au contraire j'apprécie beaucoup Lucas, mais pas la caricature que l'on fait de lui. Car ce reportage c'est plutôt Lourdes au Brésil. Ce jeune homme, si j'ai bien compris est diplômé d'une école de Commerce. Donc à priori pas un doux rêveur qui arrive sac au dos avec des tongs  au mois d'aout à Sao Paulo pour se rendre compte que l'hiver ça existe.
Cette personne est organisée et l'on voit qu'elle a une démarche construite, point de chute, un contact professionnel.
Ce que je dénonce, c'est le côté, il suffit de prendre un billet d'avion et le Brésil c'est l'Eldorado. Réussissent ceux qui sont correctement préparés et pas les rêveurs.
Je ne veux pas te faire remarquer ton âge, moi qui compte un certain nombre d'années  de plus que toi, mais contrairement à ce que l'on pense, l'ouverture des frontières aux étrangers est plus complexe aujourd'hui qu'il y a 20 ans. Le Brésil est un pays protectionniste, avec une belle tradition séculaire portugaise.
Pas pour venir trois mois comme touriste : là un français est avantagé par rapport au brésilien qui vient dans l'hexagone. On pense qu'il vient avec l'argent nécessaire pour subvenir à ses besoins et qu'il ne va pas voler le travail de l'honnête citoyen brésilien. A la frontière de mon pays, les contrôles sont beaucoup plus tatillons.
Sinon pour vivre tranquillement au Brésil sans CPF, tu m'expliques comment tu fais. Même si nous sommes appréciés, comment un employeur va t'il pouvoir salarier un clandestin ? En plus un cadre, car nos charmants étudiants ne viennent pas pour gagner 1000 reais.
Donc il lui faudra un contrat de travail, dans lequel son employeur devra montrer qu'il est tellement "rare" que ce poste ne peut être pourvu par un national. Et en fonction de ce que j'ai lu de nombreuses fois, il devra être en France avant de rejoindre son travail.
Et ce système perdure  malgré notre crise, certaines entreprises françaises sont parmi les plus importantes au monde dans leur domaine. Que les brésiliens soient plutôt de piètres connaisseurs de la langue française, que nous leur rendions la pareille par notre absence connaissance de la langue portugaise (sauf descendants d'immigrés) aide aussi au système. Et contrôle oblige, c'est bien de voir ce que font les brésiliens en terme de respect des procédures imposées par le siège. Donc des ouvertures réelles.
S'ajoute un point important, la croissance brésilienne de ces dernières années. Donc comme l'Europe est un marché mature, si ce n'est déclinant, il fallait s'ouvrir de nouveaux horizons. Et le Brésil est un marché un peu idéal même si déjà connu pour nous depuis de longues années. Le tout complété par une monnaie qui s'appréciait régulièrement malgré l'inflation, des marges  réalisées plus fortes qu'en Europe, et peu d'acteurs locaux à la pointe de la technologie (toutes les sociétés ne s'appellent pas Ambraer).
Donc dans le bilan des sociétés le Brésil participait de plus en plus aux bénéfices réalisés.
Par contre, je ne sais si cette situation va durer mais; regardes tu l'évolution du réal par rapport au dollar et à l'euro. En deux mois une chute de la monnaie brésilienne de 20%. Donc ceci signifie un renchérissement des produits directement importés ( certes il y aussi beaucoup de filiales qui produisent sur place), un affaiblissement des marges commerciales pour que le consommateur continue à acheter des produits qui mécaniquement deviennent plus chers, des bénéfices dans la consolidation des comptes beaucoup plus faibles à prévoir pour ce que représente le Brésil.

Certes je ne dis pas qu'il ne faut pas aller au Brésil et je pense que c'est une expérience superbe pour un jeune , comme sans doute d'aller au Mexique, mais de là à nous dire que c'est une solution évidente, méfiance, méfiance.
Le Portugal, l'Espagne pour atténuer leurs terribles difficultés  d'emploi essayent de faire partir leurs diplômés en leur vantant les charmes de l'ailleurs. Oui il va y avoir de belles réussites, comme il y a des brésiliens qui réussissent bien en France, mais dans cette idée de solution dans un monde si interdépendant je fais partie des " à convaincre".
Mon plus jeune fils lui sans aucune préparation est parti en Australie, autre Eldorado. Résultat des petits boulots, il a dépensé plus qu'il n'y gagnait. Mais effectivement un résultat non quantifiable, financièrement, une ouverture sur une autre façon de vivre dans la réalité. Et puisqu'ils parlent anglais, il maitrise bien maintenant cette langue,ll a pu se faire embaucher par une société suisse qui veut se développer en France pour vendre ses produits de luxe à cette clientèle internationale et voyageuse pas trop gênée par ses fins de mois.

Pour les appartements de 200 M2, à Sao Paulo, je connais  les prix, la solvabilité moyenne des habitants, pour te confirmer qu'il ne s'agit que de l'élite. Ou alors donne des sources pour infirmer mes dires. Je connais un certain nombre de condominios où il y a plein d'appartements de 30 M2. Quand je vais à Sao Paulo, j'habite au milieu de gens assez aisés et 100 M2 c'est déjà pas mal. Par contre derrière l'habitation de mon compagnon, je vois des appartements de 300, 400 M2  avec héliport. Mais là nous parlons d'un autre monde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
zanzibar
Maître


Nombre de messages : 876
Age : 61
Localisation : Montreuil sur Gliese
Date d'inscription : 29/04/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Lun 19 Aoû - 21:37

Source : Expat Blog - Brésil

Frédéric Ronflard, directeur du cabinet de recrutement Robert Walters Brésil, est spécialiste des questions d'emploi dans le domaine de la finance. Il connait bien le marché brésilien ainsi que les habitudes locales du monde du travail. Pour Lepetitjournal.com, il dresse le portrait de la situation actuelle et délivre ses conseils aux candidats au "rêve brésilien".

Lepetitjournal.com - On parle beaucoup du "miracle économique" et de "l’eldorado brésilien". D’après vous, est-il facile de trouver un emploi au Brésil quand on est étranger ?

Frédéric Ronflard - Pour les étrangers qui arrivent au Brésil sans avoir de visa et sans maîtriser un minimum de portugais, la recherche d’emploi vire souvent au cauchemar. J’ai rencontré beaucoup de jeunes Européens issus des grandes écoles mais qui, sans visa de travail, ne trouvaient pas d’emploi. 
En deux ans, je n'ai vu qu'une seule personne étrangère, encore une fois sans visa, trouver un emploi au Brésil. Pour ces candidats, je ne suis vraiment pas optimiste. Les gens viennent avec l’espoir de trouver facilement un emploi et d’obtenir, par la suite, un visa de travail mais la réalité est très différente. Il y a énormément de désillusions.

N’oublions pas que le Brésil reste un pays très fermé, qu’il y a beaucoup de mesures protectionnistes et que la langue, moins pratiquée par les Européens que l’anglais ou l’espagnol, est une difficulté supplémentaire. Le Brésil, tant que nous n’y sommes pas, cela reste vraiment du domaine du mythe et du fantasme.

Face à ces difficultés, quels conseils donneriez-vous à des candidats très motivés pour venir s’y installer?

Il faut chercher du travail en France, tout en mettant en avant un intérêt pour le Brésil. Il est plus facile de se faire expatrier par une entreprise que de décrocher un contrat local en venant directement sur place. D’autre part, en France, il y aura moins de candidats prêts à partir au Brésil que, par exemple, pour les Etats-Unis. Cela s’explique par la barrière linguistique, mais aussi par les craintes liées à l’insécurité en Amérique du Sud.

 J’ai récemment eu l’exemple d’une jeune femme qui travaillait dans le luxe et souhaitait venir au Brésil. Je lui ai conseillé de ne pas démarcher sur place mais de s’entretenir avec des sociétés françaises ou internationales à Paris. Elle a finalement trouvé une entreprise qui avait besoin de quelqu’un de motivé pour partir au Brésil.

De manière plus générale, comment se déroule la recherche d’emploi ?

Les sites internet jouent un rôle moins important qu’en France. Par exemple, il n’y a pas d’équivalent de Cadremploi.fr. Il y a des sites qui y ressemblent mais qui sont souvent payants et moins bien organisés.

 En revanche, les réseaux sociaux comme Facebook ou Linkedin fonctionnent très bien au Brésil. Il faut cependant oublier Viadeo, quasiment inexistant ici.

 Concernant les réseaux des écoles, il n’y a pas ici de culture de groupes d’anciens élèves. Ce qui rend d'ailleurs très difficile le travail des chasseurs de tête. Le marché de l’emploi fonctionne encore avec des réseaux très informels.

En observant les processus de recrutement, on peut avoir une bonne idée de la maturité du marché. Au Brésil, quand on veut recruter pour un poste, on commence par regarder dans son réseau interne si quelqu’un peut correspondre au profil recherché. C’est un comportement d’entreprise familiale. Ces réflexes vont évoluer petit à petit, mais c’est encore difficile à l’heure actuelle pour les étrangers.


Les entretiens d’embauche se passent-ils de la même manière qu’en France ?

Il y a certes moins de formalisme au Brésil, la frontière entre employeur et futur employé est moins importante qu’en France. Le ressenti de départ peut-être qu’il y a plus de spontanéité dans les relations professionnelles.

Cependant, il faut faire très attention à cette illusion de facilité. Il est vrai que les Brésiliens sont souvent plus ouverts, moins formels et moins résistants au changement. Cela ne signifie pas pour autant que les choses sont plus simples. Il ne faut pas se fier aux apparences. Il vaut mieux rester un peu strict plutôt que vouloir paraître trop décontracté.

Je me souviens d’un candidat qui s’est présenté au directeur d’une entreprise sans cravate et avec des lunettes de soleil sur la tête. Il n’a même pas eu le réflexe de les ranger quand il est entré. Je savais déjà qu’il n’allait pas être pris. Et je suis certain que ce candidat ne peut même pas imaginer que cela a joué en sa défaveur.

D’autre part, lors des entretiens d’embauche, les Brésiliens n’hésitent pas à parler d’argent. C’est moins tabou qu’en France. Ils en parlent parfois avant même de se fixer rendez-vous pour l’entretien.

Les aspirations des candidats européens et Brésiliens sont-elles identiques?

Non. Ils ont des comportements très différents. Les Européens sont très attentifs aux perspectives de développement personnel et aux évolutions de carrière que leur offre l’entreprise. Le salaire compte aussi mais il arrive qu’ils quittent un poste pour des motifs de confort personnel.

Les Brésiliens se préoccupent plus directement du salaire. Ils vont demander une augmentation de 50 ou 60% par rapport à leur fixe. Il y a de véritables bras de fer. C’est souvent d’ailleurs le point sur lequel échouent les négociations. Cela peut sembler choquant pour des étrangers, mais les Brésiliens ont l’habitude de tenir compte de l’inflation. Il ne faut pas oublier qu’il est d’ailleurs inscrit dans la loi que les salaires doivent augmenter tous les ans.

Comment travailler au quotidien avec les Brésiliens ?

La culture du management est très différente. En France, nous sommes dans l’échange, dans l’opposition, et dans le débat. Lors d’une réunion, il peut y avoir des échanges un peu vifs et, tout de suite après, les mêmes personnes vont aller prendre un café ou déjeuner ensemble.

Au Brésil, il faut faire très attention à ne pas offenser ses collaborateurs. C’est très complexe et il y a beaucoup plus de management en "face à face". On ne fait pas passer les messages en public. Comme les Brésiliens ne disent jamais vraiment "non", il est difficile d’être certain d’avoir l’adhésion complète. On peut avoir l’impression que tout va bien et avoir de mauvaises surprises.

Propos recueillis par Anne-Louise SAUTREUIL

(www.lepetitjournal.com - Brésil) Rediffusion

Dernière modification par benj77 (2013-08-13 02:39:29)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Silvio
Grand maître
avatar

Nombre de messages : 6562
Age : 57
Localisation : Mexico - Mexique
Date d'inscription : 21/09/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Mar 20 Aoû - 6:49

Cher zanzibar,
tu as raison,
ce topic se transforme en novela!
Super pour faire remonter l'indice
de fréquentation de Forum!
On dit merci à qui?
Very Happy 

Bon, comme toujours la vérité
se cache In medias res
au milieu des choses et du paysage.
comme dans le jeu des 7 erreurs!
Lol 

Je viens de reprendre mon boulot
aujourd'hui
je vais donc essayer de faire court...
mrred 

Tu aimes le concret
les faits, les statistiques
les sources d'eau pure
et bien intentionnées
et ton expérience récente
à São Paulo te sert de guide.
Je respecte cette approche
sincèrement.

Par ailleurs tout indique
dans tes contributions
que la prudence
est mère de sûreté
et qu'un homme avisé
en vaut au moins deux
à l'heure de s'aventurer
vers les terres inconnues
de ce Brésil qui ne tient
pas ses promesses,
et tout cela je peux
l'entendre sans difficulté.

Mon grand âge,
merci de me le rappeler
discrètement,
me préserve
en effet désormais
de toute tentation
aventureuse
même si j'ai encore
bon pied bon oeil
bon coude aussi
et une activité professionnelle
qui s'exprime pleinement
- merci patron -
mais passons.

A nous deux
nous avons
allègrement
dépassé le siècle
d'expérience
- chacun la sienne -
et je pense
que ni toi ni moi
n'envisageons plus
de développer
une carrière
professionnelle
au Brésil
(même si le dernier train de la chance
passera encore pour moi en 2018...)
raison pour laquelle
je t'invitais à venir y  boire
quelques caipirinhas
avec moi
lorsque j'y passerai
la moitié de mon temps
à l'heure de la retraite.
Smile 

Quoi qu'il en soit
mon approche
par rapport
à la question posée
est quelque peu différente.

Je pense que bien des chemins
permettent de vivre nos rêves
quelles que soient les chances de départ
et les circonstances du moment
à condition de ne pas vouloir gagner la mise
avant d'avoir payé le prix du pari
question de tempérament
sans doute
question de stratégie
et de préparation
très certainement
aussi.

Toute émigration
au Brésil comme ailleurs
est une aventure à vivre
pleinement
malgré les facteurs économiques
et les sorcières de Shakespeare
(les Brésiliens gèrent les crises et les aléas depuis si longtemps
qu'ils n'en sont plus à une inflation prêts ni à une hausse du dollar)
et je reste persuadé
que ce pays est une terre
d'avenir
que là-bas aussi
tout jeune
ou moins jeune
Français de talent
de conviction et d'ambition
pourra y faire son trou
miser et gagner...
...ou tout perdre.

C'est mon coté Pascalien
Very Happy 
c'est aussi mon côté optimiste
et positif -  j'espère -
et je ne veux pas dissuader
quiconque
avant qu'il ait pu essayer.

Vivre son rêve est un luxe
qui n'a pas de prix
et j'admire tous ceux
qui au moins une fois
dans leur vie
ont tenté ce pari
qu'ils aient réussi
ou échoué
car dans ce cas
comme dans l'autre
personne ne leur prendra
ce qu'ils ont gagné
personne ne leur paiera
ce qu'ils auront perdu.

Je ne cherche
ni à convaincre
ni à persuader
ni à minimiser
les obstacles réels
avec ou sans Police Fédérale
redoutable
avec ou sans CPF
implacable
- quel serait mon intérêt?-
mais plutôt à rappeler
qu'à coeur vaillant rien d'impossible

La question de la préparation
et des stratégies à mettre en oeuvre
est capitale.
J'y reviendrai peut-être
mais là les conseils sont facturés
au moins 30 euros de l'heure!
comme les cours de français
de Lucas!
YES!
mrgreen 

En attendant
restons optimistes
malgré la crise!

Visitez cet excellent site
qui vous permettra de retrouver
l'esprit d'entreprise
et de bénéficier des conseils
de ceux qui tentent
et réussissent
quelquefois:
http://www.mylittlebrasil.com.br/conseils-strategies/

et n'oubliez pas de sortir couverts
ou si vous préférez
d'entrer avec un visa adapté
à la taille de vos
prétentions!
mrred

Antonio Candido, directeur du cabinet OverseasConsultoria, répond aux questions des étrangers  qui souhaitent tenter leur chance au Brésil.
http://www.mylittlebrasil.com.br/interview-expatriation-et-visas-au-bresil-avec-antonio-candido-overseas/


Abraços a todos
et tout particulièrement
à zanzibar
pour sa contribution essentielle
pour sa passion sans pareille
pour ce dialogue constructif
sur ce topic
du verre
à moitié plein
à moitié vide
dont il s'agit de savoir
qui en a bu l'autre
moitié
mrgreen

Et pour approfondir
sans perdre le fil de l'actualité
malgré la distance...

Aujourd'hui le Brésil | Brésil Information
http://bresil.aujourdhuilemonde.com/tag/travailler-au-bresil

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Silvio
Grand maître
avatar

Nombre de messages : 6562
Age : 57
Localisation : Mexico - Mexique
Date d'inscription : 21/09/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Sam 24 Aoû - 6:07

Déjà...

Brésil, terre d'avenir
Stefan Zweig (1941)



« Après de longues années d’incertitude et de timidité, le pays a appris à penser dans les dimensions de sa propre grandeur et à compter sur ses possibilités comme sur une réalité saisissable et toute proche. Il s’est apperçu que l’espace est une force qui engendre des forces ; que ce n’est ni l’or, ni le capital en réserve qui constituent la richesse d’un pays, mais sa terre et le travail qui peut être fait sur cette terre. Mais qui donc possède plus de terre inutilisée, inhabitée, inexploitée que cet empire qui est aussi vaste à lui tout seul que tout le vieux continent ? Et l’espace, ce n’est pas seulement de la matière, c’est aussi de la force matérielle. L’espace élargit l’âme et le regard, il donne à l’homme qu’il entoure et qui l’habite courage et confiance pour se lancer en avant ; où il y a de l’espace, il n’y a pas seulement le temps, mais aussi l’avenir. Et l’homme qui vit dans ce pays sent au-dessus de lui le battement puissant de ses ailes. »
Stefan Zweig
(28-11-1881, Vienne, Autriche-Hongrie,
22-02-1942, Petrópolis, Brésil)


Et pourtant, le 22 février 1942, arrivé au terme de sa vie, Stefan Zweig rédige le message d'adieu suivant :

"Avant de quitter la vie de ma propre volonté et avec ma lucidité, j'éprouve le besoin de remplir un dernier devoir : adresser de profonds remerciements au Brésil, ce merveilleux pays qui m'a procuré, ainsi qu'à mon travail, un repos si amical et si hospitalier. De jour en jour, j'ai appris à l'aimer davantage et nulle part ailleurs je n'aurais préféré édifier une nouvelle existence, maintenant que le monde de mon langage a disparu pour moi et que ma patrie spirituelle, l'Europe, s'est détruite elle-même.

Mais à soixante ans passés il faudrait avoir des forces particulières pour recommencer sa vie de fond en comble. Et les miennes sont épuisées par les longues années d'errance. Aussi, je pense qu'il vaut mieux mettre fin à temps, et la tête haute, à une existence où le travail intellectuel a toujours été la joie la plus pure et la liberté individuelle le bien suprême de ce monde.

Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l'aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux."





Dernière édition par Silvio le Sam 24 Aoû - 22:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Silvio
Grand maître
avatar

Nombre de messages : 6562
Age : 57
Localisation : Mexico - Mexique
Date d'inscription : 21/09/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Sam 24 Aoû - 7:11



À travers six Chefs de la gastronomie française installés au Brésil, le réalisateur Eric Belhassen sonde,
avec une grande vérité, le coeur de chacun pour comprendre les raisons qui les ont poussés à quitter la France.


" Porque você partiu ?" est l'histoire d'Emmanuel Bassoleil, d'Erick Jaquin, de Laurent Suaudeau, d'Alain Uzan, de Frédéric Monier et de Roland Villard.
Ils sont aujourd’hui les porte-drapeaux de la gastronomie française au Brésil.
Il y a quelques années, ils ont décidé de quitter la France, leur terroir, leur famille, pour construire, au Brésil, une nouvelle histoire de leur vie.


Leurs motivations sont plurielles. De l’envie de voyager, à la déception sentimentale en passant par la réalisation d’un rêve ou une opportunité impossible à laisser passer, il leur a fallu “ tout apprendre, tout réapprendre...se réadapter “.

Pourquoi t'es parti?
Por Que voce partiu?
(Histoire d'un doux exil) - 2012
http://www.youtube.com/watch?v=cDXKmaJCrf4



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Silvio
Grand maître
avatar

Nombre de messages : 6562
Age : 57
Localisation : Mexico - Mexique
Date d'inscription : 21/09/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Ven 25 Oct - 5:20

Comment s’installer à Rio vite et bien?
mrred 

http://idiomasrio.com.br/fr/2013/10/22/comment-sinstaller-a-rio/

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Silvio
Grand maître
avatar

Nombre de messages : 6562
Age : 57
Localisation : Mexico - Mexique
Date d'inscription : 21/09/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Dim 15 Déc - 8:26

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
jean13
Habitué


Nombre de messages : 138
Date d'inscription : 25/06/2008

MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   Dim 15 Déc - 17:47

Silvio a écrit:
Le Brésil, une grande puissance en devenir?
http://www.arte.tv/guide/fr/048005-000/le-bresil-une-grande-puissance-en-devenir

merci Silvio pour ce reportage  Very Happy 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'avenir s'invente au Brésil - Le Figaro magazine 26/05/2012
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Itw] Bill a peur de l'avenir !
» Mon métier, ma passion, mon avenir
» L'avenir du marché de la musique
» Nouveau site pour l'Avenir de Bourges
» Les disquaires metal ont-ils un avenir ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Toutes les musiques du Brésil :: Autres sujets :: Autres sujets-
Sauter vers: