Juste quelques mots. Maysa, avant de venir au Brésil je ne connaissais pas.
Maintenant c'est "ma" chanteuse incontournable. Certains des titres qu'elles a interprété sont datés question arrangements, on ne pose plus forcement sa voix de cette façon là maintenant, elle était trop commerciale.....
Franchement "l'amour" ce n'est pas un sentiment objectif. Donc je suis tombé sous son charme et je crois que je vais essayer de connaitre tout ce qu'elle a fait.
Bon je risque juste d'avoir du mal à trouver ce fameux 45 tours français, présenté ici par un autre membre.
Je n'ai même pas honte de faire dans le banal et dire que la voir dans "Ne me quitte pas" est pour moi un sommet de l'interprétation.
Son regard, la violence de la prononciation de certains mots, en font pour moi une tragédie incomparable.
Tout l'opposé de ce que j'imaginais d'une voix brésilienne. Donc j'accepte d'être un vieux passéiste avec elle et en plus de "l'adorer" dans ses interprétations en anglais, français,espagnol.
Bon : aller, j'ai un allié, Pedro Almodovar. C'est pas le plus mauvais.
Quelques petits mots pour finir :
Il reste au Brésil des inconditionnels de tous âges de cette chanteuse. Un hommage qui lui a été rendu au Sesc de Sao Pauo a fait deux soirées sans places vacantes, il y a quelques mois.
Le public d'ailleurs a applaudi chaudement, "Ne me quitte pas" montré sur grand écran.
On l'oublie quelquefois, mais sa famille est aussi une trace de la petite présence des francophones au Brésil. Son nom est aussi
Monjardim.
Tiens son histoire rejoint aussi la politique locale. A coté de la station métro "Trianon" il y a un immense parking qui fait un peu zone avec une porte qui fait elle entrée de chateau. Eh bien c'était la maison des parents de son mari, une vraie demeure de milliardaires ( normal pour une des familles parmi les plus riches du Brésil).
Alors que cette maison avait été classée au titre du patrimoine, un promoteur avait tout rasé pour en faire un grand bulding identique à ce que l'on trouve sur l'avenue Paulista, centre financier de l'Amérique du Sud.
Sans doute suite à un changement politique intervenu pendant cette opération expéditive, le tout a été arrêté et il y a un procès qui oppose la municipalité à l'acheteur. Et la justice est peut être lente en France, mais au Brésil ça peut durer aussi, car ça doit bien faire au moins 20 ans que ça dure.