Les clips ci-dessus
ne représentent qu'un aspect
de ses nombreuses facettes.
Zé Ramalho
est sans aucun doute
l'un des meilleurs connaisseurs
du Nordeste brésilien
par ses origines
son parcours
et son histoire.
Il en maîtrise parfaitement
la tradition
- y compris sur le plan musical -
mais a su éviter le carcan
du régionalisme
qui vous fige et vous marque
comme statue de sel
pour contester
tous les clichés
et revendiquer
le droit d'exister
et d'échapper
aux fatalités
de la pauvreté.
En ce sens
il peut aussi être considéré
comme un chanteur engagé
ou un éveilleur de conscience.
Meninos do Sertão
(Les enfants du Sertão)
http://www.youtube.com/watch?v=70PgF9siAWQQuando me lembro dos meninos do sertão
Quand je me souviens des enfants du Sertão
Olho pro céu e vejo eu entre os pardais
Je regarde le ciel et je me vois parmi les oiseaux
Catando estrelas, desenhando a solidão
Je ramasse les étoiles, je dessine la solitude
Ouvindo histórias de fuzis e generais
J'écoute des histoires de fusils et de généraux
Lembrando rezas que aprendi no juazeiro
Je me souviens des prières apprises à Juazeiro
Que um violeiro me ensinou numa canção
Qu'un violeiro m'a enseignées en chantant
Bebendo sonhos, era assim o meu destino
Empli de rêves, mon destin était tout tracé
Mais um menino na poeira do sertão
Un enfant de plus dans la poussière du Sertão
Quando me lembro dos meninos do sertão
Quand je me souviens des enfants du Sertão
Beijando flores, era eu em meu jardim
J'embrassais les fleurs, c'était moi dans mon jardin
Qual borboletas, bailarinas de quintais
Tel les papillons, ballerines des parcs
E um arco-íris de esperança só pra mim
Et un arc-en-ciel signe d'espoir juste pour moi
E a liberdade feito um pássaro de seda
Et la liberté telle un cerf-volant
Voava alto nos meus planos de menino
Volait haut dans mes songes d'enfant
Nas travessuras imitava os meus heróis
Dans mes jeux j'imitais mes héros
Luiz Gonzaga, Lampião e Vitalino
Luiz Gonzaga, Lampião et Vitalino
Quando me lembro dos meninos do sertão
Quand je me souviens des enfants du Sertão
Vejo Hiroshima nos olhares infantis
Je vois Hiroshima dans leurs regards enfantins
Vejo a essência da desigualdade humana
Je vois l'essence de l'inégalité humaine
Num verdadeiro calabouço dos guris
Dans un véritable bagne de mômes
Meu coração bate calado enquanto choro
Mon coeur bat en silence en pleurant
A deus imploro mais carinho e atenção
Et je demande à Dieu plus de tendresse et d'attention
Tirai a canga do pescoço dessa gente
Otez le joug du cou de ces gens
Que só precisa de amor, trabalho e pão
Qui ont seulement besoin d'amour, de travail et de pain
Adeus, carro de boi
Adieu, char à boeuf
Adeus, pau-de-arara
Adieu, charrette à migrants
No ano 2000 que mal virá?
En 2000 quel mal les attend?
Cola, Carandiru, Candelária
Colle, Carandiru, Candelária
Quando isso vai passar?
Quand cela finira-t-il?
Será que será, que será sempre assim?
Est-il vrai qu'il en sera toujours ainsi?
Será que assim sempre será?
En sera-t-il toujours ainsi?